Arthur Lamothe

cinéaste, réalisateur et producteur

La rue Louis-Hémon

La rue Louis-Hémon
Arthur Lamothe
2003/07/02
Tout est vert. Tout pousse avec une incroyable vigueur, surtout avec le climat pluvieux de cet été. Les champs de maîs dans la plaine qui entoure Montréal, abondamment abreuvée, tirent sur le noir et les vaches paturent dans l'herbe grasse. Le voisin, un vieil italien venu jeune d'une ferme de Lombardie, a planté tout son terrain en oignons, pommes de terre et autres légumes communs qui possent drus sans arrosage. Devant moi, les tomates de Nathalie commencent a rougir et le pommetier décoratif que j'ai transplanté de l'appartement de Pointe-Saint-Charles, a de nouvelles et vigoureuses pousses, comme les six lilas et les deux hydrangés venus également de la cour arrière de mon ancien loyer.

Photo Nathalie [email protected]   été 2012

Bain de culture amérindienne

Bain de culture amérindienne
  2004/06/05
Le Devoir
Caroline Montpetit

Leur histoire a ses racines dans la nuit des temps et se poursuit dans la modernité, parfois douloureusement, sous une culture dominante. Le festival Présence autochtone, qui se déploiera une fois de plus à Montréal, du 10 au 21 juin prochain, est l'occasion de plonger dans l'univers des autochtones, qui parcourt l'Amérique du nord au sud, de saisir une partie de son histoire, mais aussi sa réalité d'aujourd'hui et les vastes enjeux, politiques et sociaux, qu'elle soulève.

Pour sa 14e édition, le festival rendra hommage à au moins deux cinéastes qui ont largement contribué à la diffusion de la culture amérindienne. Au premier chef, mentionnons Arthur Lamothe, passionné du cinéma direct, auteur de nombreux films à caractère ethnographique, dont on présentera une rétrospective le lundi 14 juin. Le programme comptera 10 documents inédits, dont certains dévoileront les expériences d'une femme nomade, les secrets de la pratique de la scapulomancie, une conversation avec le Caribou légendaire, un réquisitoire contre le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien ou encore un exposé sur les langues algonquiennes.

Le festival propose aussi une rétrospective des oeuvres du cinéaste cheyenne-araphao Chris Eyre, qui a notamment signé Smoke Signals en 1997 et dont on présentera le dernier-né, intitulé Edge of America, l'histoire d'une équipe de basketball navajo menée par un enseignant afro-américain, qui propose un amalgame du «fatalisme navajo et de la rage de vaincre des ghettos». Ce film sera présenté le 11 juin à 18h30, au cinéma de l'ONF.

Pour plus d'information, le site Internet : www.nativelynx.qc.ca

Hommage à Arthur Lamothe à Présence autochtone

Hommage à Arthur Lamothe à Présence autochtone
  2004/06/19
Le Devoir
Tremblay Odile

Dimanche, à 15h, au Cinéma de l'ONF, lors de la cérémonie de remise de prix du festival Présence autochtone, un pionnier du cinéma ethnographique en pays innu recevra un hommage mérité.

Nul mieux qu'Arthur Lamothe, Gascon émigré sur nos terres en 1953, a su au fil des ans fixer sur la pellicule les coutumes et les transformations du peuple montagnais. Avec l'appui de l'anthropologue Rémi Savard, mais aussi de Thérèse Rock, de la réserve de Betsiamites, il a accumulé sur trente ans une documentation filmique devenue sans prix, mais en grande partie inédite.

La réalité montagnaise, Arthur Lamothe l'a abordée pour la première fois en 1967 dans un court métrage, Le Train du Labrador. De 1973 à 1983, avec la collaboration de Savard, il a réalisé une série de treize films, La Chronique des Indiens du nord-est du Québec, sur la culture, la spiritualité, la dépossession, les problèmes de criminalité et l'avenir du peuple innu.

Son apport cinématographique est d'autant plus important qu'à cette période correspondent des mutations profondes de plusieurs communautés montagnaises, qui sont passées d'une culture en grande partie nomade à la sédentarisation.

Un inventaire de ce matériel et un plan de production de 80 vidéocassettes en langue innue et de 80 autres en langue française ont permis d'élaborer une banque d'archives filmiques unique en son genre, bientôt complétée. Présence autochtone présentait d'ailleurs cette semaine en primeur plusieurs de ces documents.

Bouclant la boucle, le dernier film d'Arthur Lamothe, une fiction, Le Silence des fusils en 1996, se déroulait également en territoire innu, dans la région de Sept-Îles.

Festival présence autochtone de Montréal du 10 au 21 juin 2004

Festival présence autochtone de Montréal du 10 au 21 juin 2004
  2004/06/22
Le festival Présence autochtone de Montréal, dédié à la culture amérindienne sous toutes ses coutures a rendu hommage au cinéaste Arthur Lamothe, qui présentait cette année des documents inédits en première mondiale, de son encyclopédie audiovisuelle de la culture innue. Le festival lui a aussi remis son prix hommage,une sculpture de l'artiste Mattiusi Iyaituk.Les neuf documents inédits qu'il a présentés à l'occasion de cette quatorzième édition rendent compte de l'imposante somme d'archives cinématographiques sur la nation amérindienne que représente son oeuvre.

Voici quelques uns des nouveaux documentaires:

SCAPULOMANCIE :Le vieux chef Innu Mathieu André enseigne à son petit-fils cette pratique divinatoire qui permet de localiser le caribou au moyen des os de cet animal.


PENAMESH MACKENZIE : Penamesh McKenzie évoque des prodiges, des événements merveilleux et magiques qu’elle a vécus durant son existence de femme nomade.


FABRICATION DE LA RAQUETTE : Avec Grégoire Gabriel de la réserve de Matimekosh, nous suivons, depuis la coupe d’un petit bouleau, la fabrication d’une paire de raquettes.


PEMMICAN : Mathieu André pile des morceaux de viande séchée de caribou qui serviront à la fabrication du pemmican. Pierre McKenzie raconte une légende sur la vie du Carcajou.



ÉCRASAGE DES OS : Pierre McKenzie, tout en pilant rotules, bassins et fémurs de l’animal nourricier, continue à parler du Carcajou légendaire.


RITUELS CHRÉTIENS ET CHAMANIQUES : Au bord de la Natashquan, sur un canot renversé, messe de la Fête du saumon. Puis, Michel Grégoire nous relate les rituels chamaniques du Kushapatshekan, la Tente tremblante, pendant qu’on prépare le repas.


TENTE TREMBLANTE

LA MACAZA III : Au Collège Manitou à La Macaza, le grand chef Mohawk, Andrew Delisle et George Manuel, président de la Fraternité des Indiens du Canada, montent un réquisitoire sévère sur le Mi-nistère des Affaires Indiennes et du Nord Canadien.


LA MACAZA IV : (Suite de l’épisode précédente), Frank Mackay, de l’Union des Indiens du Manitoba, intervient à son tour avant que des représentants gouvernementaux prennent la parole. Puis, repas en commun ponctué de rituels, de chants et de danses.


LINGUISTIQUE MONTAGNAISE : Le père Lapointe, docteur es lettres, curé de Nutashquan, illustre le système des langues algonquiennes (dont l’Innu est une variante) et montre les liens qui existent entre structure linguistique et mode de pensée.

 

 

Welcome

Recent Videos

4498 views - 1 comment
4330 views - 2 comments
3314 views - 0 comments
7488 views - 5 comments

Recent Photos